La mondialisation des normes juridiques constitue l’un des événements les plus significatifs de notre époque. Au cours des vingt dernières annés, les gouvernements, les ONG et d’autres acteurs internationaux ont joué un rôle de plus en plus grand dans les affaires internes d’états souverains par le biais d’interventions diplomatiques, d’action militaire, d’activités internationales de maintien de la paix, et d’efforts visant à promouvoir la réforme juridique et institutionnelle. Les événements qui surviennent à l’intérieur des frontières nationales ont dorénavant une portée mondiale, et le besoin d’aide en matière de réforme juridique se fait de plus en plus sentir.
Le droit international, considéré pendant longtemps comme un sujet marginal, acquiert une importance politique grandissante. Les décisions des mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme sont de plus en plus (bien que non universellement) suivies, et les tribunaux nationaux font plus souvent référence aux principes de droit international au soutien de leurs décisions. Un droit pénal international a vu le jour grâce au travail de tribunaux spéciaux créés postérieurement à des conflits. Enfin, pour la première fois dans l’histoire, on a mis sur pied une Cour pénale internationale permanente pour punir ceux qui ont commis des actes de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
C’est dans le but de favoriser et de maintenir ces tendances que l’Open Society Institute (OSI) a lancé le Projet de justice Société ouverte. Le Projet de justice élabore des stratégies de réforme juridique qui permettront de relever le défi de la mondialisation tout en étant enracinées dans les besoins locaux. Ses projets s’efforcent d’influer sur les politiques de réforme juridique et d’atteindre des résultats concrets par le biais d’une assistance technique pratique ; par les procédures judiciaires et les opinions juridiques ; par la dissémination des connaissances et la constitution de réseaux parmi les promoteurs de la réforme juridique ; et par les conseils aux institutions donatrices soutenant le principe de légalité.